Le favori est-il rentable ?
Le partant à la plus petite cote gagne environ une course sur trois au trot. Cela ne suffit jamais à couvrir le prélèvement.
Le favori — le partant à la plus petite cote de départ — gagne souvent. Assez pour être rentable ? Non, et l'écart n'est pas mince : il faudrait qu'il gagne environ 20 % plus souvent qu'il ne le fait pour couvrir le prélèvement.
Par discipline
| Discipline | Courses retenues | Le favori gagne | Cote moyenne | Rendement |
|---|---|---|---|---|
| Trot attelé | 50 655 | 32,46 % | 3,12 | −9,76 % |
| Plat | 43 388 | 27,74 % | 3,57 | −15,15 % |
| Obstacle | 13 381 | 31,52 % | 2,99 | −18,40 % |
| Trot monté | 10 636 | 32,00 % | 3,11 | −11,24 % |
Comment lire ce tableau
- Discipline
- Trot attelé, trot monté, plat ou obstacle. Les taux ne se comparent pas d'une discipline à l'autre : au trot on est disqualifié, au galop on tombe.
- Courses retenues
- Le nombre de courses servant à mesurer le favori : uniquement celles où TOUS les partants ont une cote enregistrée. Sans quoi on ne saurait pas lequel était le favori.
- Le favori gagne
- La part des courses gagnées par le cheval le moins coté. Autour de 30 % en France, avec de vrais écarts d'un hippodrome à l'autre.
- Cote moyenne du favori
- La cote moyenne du cheval le plus joué. Plus elle est basse, plus le public est sûr de lui — souvent dans les petits pelotons.
- Rendement du favori
- Ce que rapporterait 1 € misé sur le favori de chaque course disputée ici. Négatif partout — c'est la marque du pari mutuel, pas celle de l'hippodrome.
Comment c'est calculé
- Discipline
- discipline déclarée par le PMU pour la course.
- Courses retenues
- courses où le nombre de partants cotés égale le nombre de partants. C'est le dénominateur des deux colonnes « favori ».
- Le favori gagne
- courses gagnées par le partant de cote la plus basse ÷ courses retenues × 100.
- Cote moyenne du favori
- moyenne des cotes de départ des favoris, sur les courses retenues.
- Rendement du favori
- (somme des cotes encaissées quand le favori gagne − nombre de courses) ÷ nombre de courses × 100. Le favori est ici celui de la cote de DÉPART, connue seulement au moment du départ. Le favori du matin, lui, est jouable — c'est le même cheval dans 85 % des cas, et son rendement mesuré est inférieur d'environ 1,7 point. Autrement dit, cette colonne est un peu plus flatteuse que ce qu'on peut réellement jouer.
Seules les courses où tous les partants avaient une cote de départ sont retenues : sans cela, le favori serait mal identifié.
Par hippodrome
Le favori y résiste le mieux
- Argentan−4,0 %
- Reims−4,6 %
- Mauquenchy−4,7 %
- Nantes−5,2 %
- Caen−5,4 %
- Meslay-du-Maine−6,5 %
- Les Sables-d'Olonne−7,3 %
- Le Lion-d'Angers−7,8 %
- Vincennes−8,2 %
- Beaumont-de-Lomagne−8,4 %
Le favori y coûte le plus cher
- Maisons-Laffitte−34,0 %
- La Teste-de-Buch−23,0 %
- Nancy — Brabois−21,9 %
- Saint-Malo−20,7 %
- Craon−20,2 %
- Auteuil−19,8 %
- Bordeaux — Le Bouscat−19,8 %
- Angers — Éventard−19,3 %
- Mont-de-Marsan−18,2 %
- Amiens−18,0 %
Questions fréquentes
- Le favori gagne-t-il souvent ?
- Oui : entre 27,7 % et 32,5 % des courses selon la discipline. Mais sa cote moyenne, environ 3, ne suffit pas à compenser les courses perdues.
- Miser sur tous les favoris est-il une stratégie viable ?
- Non. Sur l'ensemble des courses françaises depuis 2013, cette stratégie perd entre 9 et 19 % de la mise selon la discipline. Aucun hippodrome n'échappe à la règle.
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